Dans quels cas consulter le Rabbi ?
De façon générale, on consulte le Rabbi dans deux situations, lorsqu'il est nécessaire de réparer une faute qui a été commise ou de connaître l'élévation morale, ou bien sur la manière d'assurer sa subsistance matérielle sans se soumettre aux contingences du monde. Dans chacune de ces deux situations, on peut distinguer trois cas :
   
  Dans le domaine matériel
 
Les trois besoins que l'on éprouve sont les enfants, la santé et la prospérité, qui correspondent à la bougie, à la table et au lit. La santé est symbolisée par la bougie, ainsi qu'il est dit la "bougie de D-ieu est l'âme de l'homme". La table évoque la prospérité et le lit , les enfants. Dans tous ces domaines, rien n'est modifié. Le Rabbi peut répondre et répond effectivement, comme il le faisait avant.
   
  Dans le domaine spirituel
 
On peut retrouver l'équivalent de tout cela. La bougie évoque les Mitsvot, en général, ainsi qu'il est dit, "la bougie est une Mitsvah". La table désigne spécifiquement la Thora qui, qualifiée de "vêtement", au même titre que toutes les Mitsvot, est, en outre, appelée "nourriture".
   
  Celui qui a tribuché ?
 
Ce qui vient d'être dit concerne celui qui adopte un bon comportement. A l'opposé, celui qui adopte un bon chemin pourrait penser qu'il a, de ce fait, rompu sa relation avec le Rabbi, après que celui-ci ait quitté ce monde. On lui précise donc qu'il n'en est rien. Le Rabbi après sa Petira, explique encore de quelle manière on doit réparer la faute, ce que doit faire celui qui a trébuché. C'est à tout cela que le lit fait allusion.
En effet, celui qui "est saisi par la folie" et commet une faute, est considéré comme s'il était couché, sa tête se trouvant au même niveau que ses pieds. De plus, de nombreuses fautes découlent d'un manquement à l'alliance de la circoncision ou bien de la médisance, deux fautes qui sont liées.
C'est donc pour cette raison que le lit doit être intègre. Il faut, pour cela, regretter les fautes de jeunesse que l'on a commises et qui constituent un obstacle entre l'homme et son Créateur. Dans ce domaine également, le Rabbi apporte des réponses, exactement comme il le faisait avant
 
Discours du Rabbi, A'haron Chel Pessa'h 5710-1950 et Likouteï Si'hot, tome 2, page 509