Le jour de la Bar Mitsvah
Le jour de la Bar Mitsvah doit être aussi joyeux que celui du mariage (comme le souligne le Rabbi en maintes occasions). Néanmoins, le Ta'hanoun est récité dans la prière.
   
 
Il est bon que le Bar Mitsvah donne de la Tsédakah, de son propre argent, le jour de la Bar Mitsvah, le matin avant la prière et, de même, avant Min'ha. Lorsque le jour de la Bar Mitsvah est un Shabbat, il en donnera la veille et le lendemain, vendredi et dimanche. Il est bon que les parents en fassent de même. (Ces enseignements furent donnés par le Rabbi à différents groupes de jeunes garçons qu'il reçut, à l'occasion de leur Bar Mitsvah).
   
 
Après la prière de Cha'harit, tous se rassemblent. Les parents du Bar Mitsvah disent quelques mots, à cette occasion. Puis le Bar Mitsvah, récite, par coeur, un Maamar de 'Hassidout. L'habitude a été prise de dire un Maamar dont le titre est "Ita BeMidrach Téhilim", qui fut prononcé en 5653-1893. Puis, on donne à tous les présents des gâteaux et de l'eau de vie.
   
 
Le jour de la Bar Mitsvah, le jeune garçon doit étudier le Psaume 14 [Afficher le Psaume]
   
 
Le soir, à l'issue du jour de la Bar Mitsva, un festin est organisé. Le Zohar dit que "Rabbi Chimeon Bar Yo'haï invita les maîtres de la Michna au grand festin qu'il organisa. Il fut alors particulièrement joyeux car, ce jour-là, une âme sainte et élevée s'introduisit dans son fils, Rabbi Eleazar. Tout au long du festin, il manifesta sa grande joie".
Le Maguen Avraham dit en outre "qu'il est une Mistva, pour chaque homme, d'offrir un festin, le jour de la Bar Mitsva de son fils, comme s'il s'agissait d'un mariage".
   
 
Pendant le repas de la Bar Mitsva, le jeune garçon résite encore une fois le Maamar de 'Hassidout. De plus, selon la coutume répandue dans tout le peuple juif, il donne également des explications de la Torah.
Le Rabbi le précisa à un 'Hassid qu'il recevait, lui demandant de diffuser cet enseignement. Le Zohar dit en outre : "celui qui parvient à l'âge de treize ans mérite d'être appelé 'fils'. En effet, c'est au début du sa quatorzième année, qu'il prend pleinement possession de son âme". C'est la raison pour laquelle on commente la Torah et l'on fait un festin, le jour de la Bar Mitsva. C'est grâce à cela que l'enfant recevra une âme particulièrement élevée.
   
 
Lorsque le Bar Mitsva dit des paroles de la Torah, il ne faut pas l'interrompre. Dans les communautés où l'on a coutume de le faire, on le laissera néanmoins achever son propos. Puis, il recommencera et c'est alors qu'on l'interrompera. Cette précision fut donnée par le Rabbi lui-même.