La Mézouzah représente la beauté et la splendeur véritable du foyer juif. Elle couronne la maison juive et tous ceux qui y habitent d'une aura de splendeur et de beauté spirituelles.

Les débuts de la campagne  
A son début, la campagne de la Mézouzah fut essentiellement orientée vers les élèves des écoles 'Habad, pour faire en sorte que soient vérifiées celles de leur domicile et vers les rabbins, responsables de communauté, afin qu'ils interviennent en ce sens auprès de ses membres.

Par la suite, dès l'été 5734 (1974), le Rabbi intensifia cette campagne et il en élargit le domaine d'application, en particulier à la suite d'un événement tragique qui se produisit alors.
 
L'attentat de Maalot  
C'est, en effet, à cette époque, qu'un attentat meurtrier fut perpétré dans l'école de Maalot, en haute Galilée. Cette école fut prise d'assaut par les terroristes, qui assassinèrent vingt enfants, parmi ses élèves. Le Rabbi apporta, par la suite, que les Mézouzot de l'école avaient été vérifiées, à la suite de l'attentat et que vingt d'entre elles n'étaient pas kashères.

Le Rabbi souligna qu'il ne fallait pas penser que cet attentat avait eu lieu précisément parce que vingt des Mézouzot des classes de l'école n'étaient pas kashères. En fait, la non conformité de ces Mézouzot remettait en cause la protection de l'endroit. Et, le Rabbi illustra son propos par l'image d'un casque que porte un soldat partant au combat. Si celui qui ne porte pas de casque est atteint par une balle ennemie, nul ne pourra prétendre que cet homme a été touché parce qu'il ne portait pas de casque. Concrétement, il a été blessé du fait d'une attaque de l'ennemi. Pour autant, il est clair que, s'il avait porté un casque, il aurait peut-être pu se préserver de cette blessure.
 
Chaque année  
A une certaine époque, des Rabbanim n'appartenant pas à la communauté de 'Habad émirent des réserves, quant à la campagne de la Mézouzah, prétextant qu'elle était, avant tout, une "action de Loubavitch". Le Rabbi leur répondit en soulignant qu'il s'agissait, en tout et pour tout, d'une Mistvah de la Thora, dont l'obligation incombe à chacun et qu'il convient donc d'apporter à ceux qui n'ont pas conscience de son importance.

A cette occasion, le Rabbi cita plusieurs références, choisies dans la Kabbala comme dans la partie révélée de la Thora, qui démontrent le rôle protecteur de la Mézouzah et la nécessité de la faire vérifier régulièrement. Il cita, en particulier un important décisionnaire, le Maté Ephraïm, selon lequel cette vérification doit avoir lieu chaque année.
 
Où placer la Mézouzah  
Son emplacement commence à partir du tiers supérieur de la hauteur de la porte. Si on l'a fixé plus haut, cela est valable, mais on doit l'éloigner du linteau à une dsitance de largeur de main.
Si on l'a fixé plus bas que le tiers supérieur, il faut l'enlever et la fixer comme il faut et dire la bénédiction. Si on l'a fixé au dessus de la limite supérieur, il faut également la refixer convenablement mais sans dire de bénédiction. Il y a lieu de la fixer dans l'espace d'une largeur de main le plus extérieur (dans l'épaisseur du mur), mais si l'on a fait autrement, cela n'empêche pas la Mézouzah d'être valable.
Il ne faut, en aucun cas, placer la Mézouzah sur le mur.
 
Quelques recommandations  
Il est recommandez d'envelopper la Mézouzah dans du cellophane ou du plastic pour éviter l'humudité
Sur les cadres en métal où l'on ne peut pas la clouer facilement, on peut, soit faire un trou dans le cadre et fixer la Mézouzah avec des visses, soit coller un morceau de bois sur le cadre et y fixer la Mézouzah avec des clous.
On peut fixer une Mézouzah le jour ou la nuit.
L'étui est tout aussi sacré que le parchemin ; il faut donc veiller à ne pas le jeter.
 
Bénédiction à réciter avant de fixer la Mézouzah à sa porte : A droite de l'entrée.
Barour'h ata ado-naï élo-hénou méle'h haolam achère kidéchanou bémitsvotav vetsivanou likboa Mézouzah
Ce qui signifie :
Béni Sois-Tu Eternel notre D.ieu, Roi de l'Univers Qui nous a sanctifiés par Ses Commandements et nous a ordonné de fixer une Mézouzah.