Il faut manger avec l'intention de tirer de ces aliments la force nécessaire au service de D-ieu

Un message de l'âme ?  
La 'Hassidout explique que celui qui a faim reçoit un message de son âme, lui demandant de réaliser l'élévation des parcelles de sainteté se trouvant dans la nourriture. Le Zohar précise que le "pain doit être mangé à la force du glaive". Ainsi, le moment du repas est un combat. Il faut alors, non seulement ne consommer qu'une nourriture strictement kasher et réciter toutes les bénédictions prescrites par la Hala'ha, mais aussi manger avec l'intention de tirer de ces aliments la force nécessaire au service de D-ieu, en s'interdisant la recherche du plaisir physique.
 
'Hol et Shabbat : une différence ?  
A l'opposé, ce combat inhérent au repas est absent le Shabbat. Le plaisir de la nourriture devient alors celui du jour sacré. Toutefois, il n'en est ainsi que dans le mesure où l'effort a été réalisé à la veille du Shabbat. C'est ainsi, disent nos Sages que "celui qui fait des efforts à la veille du Shabbat mange le Shabbat".
 
Point de vue 'hassidique  

La pensée 'hassidique souligne également la reponsabilité prise par l'homme qui mange. En ce sens, elle affirme que celui qui consomme une nourriture et ne réalise pas son élévation cause la chute de l'aliment, de même, que la sienne propre. Pour autant, le Baal Chem Tov rejette fermement le jeûne et la mortification. Le corps physique fut confié à l'homme par D-ieu et nul n'est autorisé à le faire souffrir.